Anecdotes

Anciens Marins du croiseur Montcalm, cette rubrique est la vôtre !

Faites revivre ce navire !

Envoyez-moi vos récits et photos !

Un grand merci à Didier VIDAL et Bernard pour m'avoir envoyé ces premières anecdotes.

PETITE FRAYEUR

Pendant l’hiver 1946-1947, c’est loin tout ça, le stage opérateur radio de la marine situé sur l’Ile de Porquerolles  nous offre un petit divertissement d’une semaine à bord du croiseur  « Montcalm ». Nous embarquons la première fois de notre jeune carrière sur une unité prestigieuse de la Marine Nationale. Objectif, la Méditerranée pour quelques jours et participer à des exercices.

La Méditerranée en hiver est une mer souvent agitée par les vents de nord et d’ouest et notre unité bouge pas mal, ce qui cause quelques ennuis aux nouveaux matelots que nous sommes, plutôt habitués à la marche à pieds.

En ce qui me concerne pas trop dérangé, j’observe les manœuvres de tout ce petit monde nouveau pour moi d’amariné du bord , boscos, canonniers, radios bien sûr, timoniers , etc…

Un matin après le branle-bas, il me semble que le navire a stoppé et roule pas mal. On court dans les coursives, le haut parleur hurle «  les canonniers à leur pièce » Je monte sur le pont, pour découvrir le spectacle d’une mer bien formée  que j’évalue fort 6 à 7.  Et presque aussitôt, les 40 jumelés ouvre le feu, mais sur quoi ?  Une mine dérivante qui monte et descend à la surface des vagues et que le vent pousse doucement vers nous. 

Les canonniers n’économisent pas les munitions sur cette cible mouvante mais apparemment elle ne veut pas couler.  

Doucement, le vent et la houle la pousse vers nous. Je commence à me demander si ce premier embarquement ne va pas être le dernier !!   Les 40 se taisent, elle est  trop près du navire et continue à dériver sur nous.  Je sens le navire vibrer, les machines sont mises en route arrière toute.  La mine continue son approche, j’évacue l’avant et me réfugie derrière la tourelle de 152, on n’est jamais assez prudent.

Pas d’explosion. Pendant que je passe sur tribord, j’entends les 40 reprendre le tir. Elle est passée, mais il s’en est fallu de quelques mètres devant l’étrave.   La mine se dandine, monte et descend sur la mer semblant narguer nos canonniers. Puis elle  coule sans exploser. Ouf ! Ils l’ont eu !

Les mines ont coulé beaucoup de navires pendant la deuxième guerre mondiale, et encore longtemps après. Les orins qui les maintenaient sous la surface, cassaient et les mines se baladaient au gré des flots comme celle qui nous a causé quelques sueurs froides.

J’ai eu d’autres frayeurs dans ma carrière de marin et d’aviateur mais je me souviendrai toujours de mon embarquement sur le « Montcalm ».

Didier VIDAL   Ex PM Radbo . 

Matricule 1533 T 46

                   

DRAME VECU A BORD DU CROISEUR MONTCALM

1953. Membre de l’équipage du Croiseur Montcalm, nous exécutions très souvent des manœuvres en Méditerranée avec d’autres bâtiments de l’escadre. Ce jour-là, nous étions en exercice avec le porte-avions La Fayette, dont les avions (des SB2C) faisaient des simulacres de torpillage contre le Montcalm. Les avions s’approchaient horizontalement par le travers du bateau et, au dernier moment, effectuaient un virage « sur l’aile » pour se dégager et ne pas percuter le Montcalm. Nous étions quelques-uns à observer les évolutions des avions depuis le spardeck, et nous ne manquions pas d’admirer la virtuosité et la maîtrise des pilotes.

Jusqu’au moment où l’un des avions, pour une raison que nous ne connaîtrons jamais, a effectué son virage trop bas et l’une de ses ailes a touché la mer. Nous avons pu voir avec horreur l’avion s’engloutir dans les flots avec ses deux membres d’équipage. Pendant de longues heures, nous avons sillonné le secteur avec le La Fayette pour tenter de retrouver le personnel de bord ou, à défaut, quelques traces du naufrage, mais sans succès. Un souvenir que je ne suis pas prêt d’oublier.

Bernard MALTER

          

    

POUR FAIRE UNE BONNE SOUPE...

Pendant l’année 1948, lors de mon embarquement sur le LCT 1139, nous fîmes un voyage vers la garnison de Nam Dinh avec une douzaine de filles d’un BMC (bordel militaire de campagne), ayant pour mission d’évacuer le trop plein d’énergie d’un régiment de tirailleurs marocains, isolés dans cette petite cité. Ce fut pittoresque ! Et pour le retour vers Haiphong, nous chargeâmes une pleine barge de touques (petits pots de terre cuite contenant environ 2 litres) de Nuoc mam empilées en pyramides. Comme on le sait, ce condiment très apprécié pour la cuisine vietnamienne, a une odeur relativement forte et peu agréable lorsqu’il n’est pas dilué dans un bol de soupe. Et là, vraiment, nous étions gâtés. Mais la suite fut plus corsée. Pour faire le trajet de Nam Dinh à Haiphong, il faut descendre un bras du fleuve rouge vers la mer, remonter quelques miles à travers les vagues et reprendre un autre bras du fleuve rouge pour retrouver notre port d’attache, Haiphong.
Un fleuve est relativement tranquille, mais la mer ! Ce qui devait arriver arriva. Les touques empilées sans être arrimées, finirent, avec le roulis et le tangage, de se désolidariser de leur belle pyramide, pour s’écrouler et se briser sur les tôles du pont en répandant, bien entendu, leur contenu odoriférant. Il en subsista cependant quelques unes entières, dieu merci ! Mais à l’arrivée, la corvée de nettoyage s’imposa rapidement avec force jet d’eau de la lance d’incendie afin de ne pas mourir asphyxié.

Didier VIDAL

 

Un appareillage mouvementé

Mars 1953. Le croiseur Montcalm est en escale à Alger et il doit appareiller pour rejoindre d’autres navires français, américains, britanniques, grecs, italiens et turcs pour participer à des exercices interalliés. La mer est déchaînée, et pour sortir du port d’Alger, les bateaux  vont se trouver « travers aux lames ». Cela promet du sport. Et en effet, dès que le Montcalm a franchi la sortie du port dont les jetées se trouvent parallèles aux énormes vagues, il prend une gite très prononcée dont le témoignage est apporté par l’indicateur de gite se trouvant dans la coursive desservant la chambre du commandant et son secrétariat.

Je me trouve justement dans le bureau du secrétariat, et sur un rayonnage se trouvant au-dessus du bureau, sont rangées des piles de journaux officiels. Les mouvements désordonnés du navire, gite auquel il faut ajouter le tangage puisque nous nous efforçons de nous mettre dans le sens des lames, déséquilibrent ces piles de journaux qui ne trouvent rien de mieux que de me tomber sur la tête. En même temps, j’entends un grand fracas de vaisselle brisée provenant de la salle à manger des seconds-maîtres se trouvant juste au-dessus du secrétariat. Les armoires de ce local se sont ouvertes et une bonne partie de la vaisselle a été expulsée.

Puis, petit à petit, l’amplitude des mouvements va en diminuant, au fur et à mesure que nous prenons une route allant dans le sens des vagues, et ne nous reste plus qu’à procéder à la réparation des dégâts : moi à reprendre mes esprits, à demi assommé par les piles de journaux et à les remettre en place. De leur côté, les maîtres d’hôtels de la salle à manger des seconds n’ont plus qu’à ramasser les débris de vaisselle. Je n’ai jamais su dans quelles assiettes ont mangé les seconds-maîtres jusqu’à ce que nous soyons revenus à Toulon ! Peut-être en était-il resté quelques unes.

Bernard MALTER

Commentaires (31)

1. MIAS (site web) 31/01/2016

engage marine decembre 1951 (17 ans et 5 mois)
campagne d indochine sur le croiseur MONTCALM
specialité (transfiliste) aprés le retour affecté sur escorteur (LE NORMAND) et SUEZ

2. MARC CHRISTIAN 31/08/2014

S V P MONSIEUR BERNARD MALTER
MON PERE ETAIT SUR LE MONTCALM A LA MEME EPOQUE IL S APPELAIT GUY MARC IL Y AVAIT AUSSI UN AUTRE MARIN DU NOM DE COREA...
AURIEZ VOUS LA GENTILLESSE DE PRENDRE CONTACT SI VOUS AVEZ CONNU MON PERE .
MERCI .
IL EST DECEDE EN 1964

3. bachelet 04/12/2013

Bonjour,
Mon père était sur le croiseur gloire de 1939 à 1945 comme électricien.Etant tireur en club je cherche à savoir quel fusil était en dotation sur ce navire à cette époque.
Merci d'avance pour vos réponses.

4. MATELOT René 14/08/2012

Dans mon commentaire (cf.plus haut), j'ai parlé de bastingage babord, c'est tribord qu'il fallait lire, bien sûr

5. MATALÒT (MATELOT) Reinat (René) Q/M détecteur 11/08/2012

J'ai gardé en memoire le drame survenu au printemps 1953 au cours de manoeuvres avec la PA La Fayette. Un Helldiver de ce dernier tournait autour du Montcalm alors que l'exercice venait de se terminer, le pilote s'aventura jusqu'à passer entre les deux mâts du croiseur au risque d'accrocher les fils de radio. Le comble fut tteint lorsque cet inconscient de pilote (le terme n'est pas trop fort !) fonça au ras des flots sur le Montcalm par trois quarts tribord avant. Ayant redressé trop tard, et pour éviter de percuter les superstructures il tourna brutalement sur sa gauche, son aile droite aplatit le bastingage babord, c'est alors qu'arrivé au niveau de la tourelle AR de 152, son aile gauche percuta la mer et fit exploser l'appareil, dont on ne retrouva que des débris de carlingue et une botte d'aviateur. Manifestement, ce pilote venait de comettre une grave erreur, car en plus d'avoir menacé la vie de dizaines d'hommes sur la passerelle, il entraîna dans la mort son coéquipier, un maître-radio si je ne me trompe. Au moment de l'accident j'étais de quart au C.I radar situé derrière le BKM., et je frémis en pensant que nous aurions pu tous périr au moment de l'impact.

6. Yves Schmitt 24/05/2011

Réponse à Joseph L'Helgoualch.
Je ne sais pas si tu te souviens mais Franco faisait des histoires au sujet du Maroc et pour montrer ses gros bras la France décida d'envoyer La Gloire. Comme il manquait un radio à bord, du 18 janvier au 3 février j'y ait été détaché en subsistance, nous avons tourné autour des Baléares, passant entre Minorque et Majorque puis nous sommes partis pou l'Afrique du Nord Arzew, Oran, Mers El Kebir et en rentrant nous avons été pris dans une des plus fortes tempête qque j'ai connue.

7. L'Helgoualch 13/05/2011

Je ne suis pas un ancien du Montcalm mais du Gloire et c'est avec émotion que je revis ce périple de Toulon à la baie D'Along...sur le Montcalm
Je retrouve beaucoup de points communs avec Yves Shmitt : l'engagement à 17 ans , la dispense pour rester à bord pourl'indochine et beaucoup de détails , y compris une prise d'arme au cimetiere marin de la baie d'Along , en présence du général ELY
etc...
Nous étions à Tourane pour le cesser le feu
et le Gloire est rentré à Toulon en Octobre.
Je n'ai pas trouvé de site particulier pour
le Gloire....mais celui du Montcalm ravive beaucoup de souvenirs et je vous en remercie tous.
Cordialement.
Joseph

8. Le Gall-Geslot Annie 08/07/2009

Bonjour à vous tous,
J'ai découvert ce site, il y a peu de temps. Et je lis avec plaisir tous vos commentaires et annecdotes.
Mon père, Yves Le Gall, a fait partie des marins du Montcalm entre novembre 1953 et janvier (ou août 1956),et a certainement vécu les événements que vous relatez. Si certains d'entre vous se souviennent de lui, n'hésitez pas à me contacter. Je suis à la recherche de toutes les informations que vous auriez. J'ai peu de documents de cette époque, quelques photos, des billets du Liban,d'Indochine, le diplome de chevalier de la mer délivré au moment du passage de ligne, daté du 18 juin 1954.
Il y était, peut-être, comme électricien. Il a aussi navigué sur le Richelieu auparavant en 1953, sur l'Arromanches et Le Normand en 1959.
A bientôt, peut-être, par mel ou sur ce site.

9. YVES SCHMITT 20/02/2009

Je voudrais encore ajouter un petit commentaire à tout ce qui vient d'être écrit.
lE 14 MAI 1955 nous avons évacué le Tonkin, nous étions en Baie d'Along et nous voyions passer tous nos bâteaux, le Montcalm est resté le dernier et nous avions à bord plusieurs journalistes et comme radios nous avons envoyer en morse vers la France leurs articles pour leurs journaux, cela nous a pris pratiquement toute la journée. Encore une page de l'histoire de France qui se tournait

10. Michel Werner 13/02/2009

Rétro Flash

Départ de Saïgon

le départ de Saïgon (maintenant Ho Chi Minh Ville) se fait d'une manière plus discrète que notre arrivée !

Un dernier regard en direction du Cap Saint Jacques qui marque l'entrée de la rivière maintes fois remontée, et nous quittons définitivement ce merveilleux pays, la tête pleine de souvenirs glanés ici et là au cours de notre séjour, mais aussi avec plus de maturité que cette expérience nous transmet...

Adieu donc la baie d'Along aux mille rochers, adieu le palais royal de Hué et le temple d'Angkor au Cambodge, adieu tout simplement à la luxuriance des paysages et à la gentillesse des habitants (à l'époque, je n'imaginais pas, et eux non plus, les années de guerre à venir et les souffrances qui seraient leur quotidien pendant 20 longues années, mais ça c'est encore une autre histoire).

D'autres sites exceptionnels nous attendent car le retour vers la métropole est moins précipité que l'aller et de nombreuses escales sont prévues...

D'abord, Singapour encore très "british" à l'époque : visite de la ville et de ses vieux quartiers chinois très typiques qui vont bientôt être remplacés par d'immenses gratte-ciel qui commencent à s'élever ça et là... les mètres carrés de ce bout d'île devant être exploités au maximum !

Ensuite, c'est Rangoon, capitale de la Birmanie, avec la visite du sanctuaire sacré dominé par l'étincelante pagode Shwedagon, couverte d'or et de pierres précieuses...

Encore quelques tours d'hélice, et voilà le Ceylan (maintenant Sri Lanka) à Colombo : là aussi l'Union Jack a laissé son empreinte...On se contentera d'une courte visite et d'une excursion au jardin botanique de Kandy, merveille de végétation exubérante...

La deuxième partie de l'Océan Indien nous tend les bras, mais cette fois ce dernier se montre bien conciliant par rapport à l'effroyable tempête que nous avions endurée à l'aller... mais on se calme, on n'est pas encore arrivés...

Nous voilà en Mer Rouge et plus précisément en Erythrée où nous accostons à Massaouah. La température y est toujours éprouvante et une excursion nous est proposée (en camions militaires débâchés) vers les hauts plateaux, par une route de montagne sinueuse, pour la visite de la ville d'Asmara où l'on retrouve un climat acceptable.

Passage à nouveau du Canal de Suez et un salut à la statue de Ferdinand de Lesseps (qui sera bientôt dynamitée par les égyptiens lors de l'affaire de la souveraineté du canal, campagne israëlo-britanico-française, mais ça c'est une autre histoire)et on ne fait que passer...

Dernière escale au Liban à Beyrouth : merveilleuse ville au passé prestigieux, tant au point de vue historique que commercial. Les amoureux des vieilles pierres (comme moi) vont faire un tour dans la campagne proche pour admirer le magnifique temple de Baalbeck. Et pour terminer cette escale en beauté, une réception pour tout l'équipage du Montcalm nous est proposée dans les jardins de l'ambassade de France, atmosphère conviviale parmi les personnalités civiles, politiques et militaires de la ville... Buffets bien garnis, boissons à discrétion... que demander de plus pour des marins ?

Enfin, direction Toulon avec une seule idée en tête : les PERMISSIONS... revoir la France, le pays natal, et la famille après cette longue absence... Quel bonheur !

Historique de cette campagne :

- départ de Toulon le 28 mai 1954
- arrivée à Saïgon le 10 juin 1954
- opérations de rapatriement Nord/sud : août 1954
- puis surveillance côtière : Annam, mer de Chine jusqu'aux îles Norway et Paracels
- départ de Saïgon le 28 mai 1955
- arrivée à Toulon de 6 juillet 1955

A suivre (pour la période Afrique du Nord)

11. Michel Werner 07/02/2009

rétro flash (suite)

Le croiseur Montcalm a toujours été présent pour des missions
humanitaires : le côté saint-Bernard lui va bien ! ... (On se rappelle l'opération d'évacuation Namsos en 1940, le tremblement de terre en Grèce où il porta secours à la population civile etc...) et maintenant le rapatriement des habitants du Nord Tonkin, ceux qui fuient le régime communiste Viet Minh.

Les LSM (Landing Ship Medium) accostent le long des flans du croiseur, mouillé à quelques encablures des derniers îlots de la baie d'Along, et l'équipage disponible assiste à l'embarquement de ces réfugiés déstabilisés, anxieux, angoissés en ce qui concerne leur avenir, emportant avec eux ce qui leur semble le plus utile, le plus indispensable à leur future vie. En définitif, pas grand chose ! ... A l'occasion d'un embarquement, j'ai même vu, portée par un désespéré, une énorme croix de bois provenant sans doute d'une lointaine chapelle chrétienne... tel le Christ durant la Passion... Tous ces gens, en majorité des chrétiens, regardent avec une faible lueur d'espoir ce grand navire de guerre qui les domine et qui doit les emmener vers un nouveau destin, bien incertain...

Le Montcalm n'est pas prévu pour ce genre de tâche. Heureusement il bénéficie d'une grande plage arrière et d'un poste (le n°10) à l'extrémité du bateau,normalement occupé par le corps des musiciens lorsque l'amiral est à bord, et qui leur est présentement assigné. De toute façon, durant ces transferts, ils sont toujours en surnombre par rapport au nombre de places disponibles, car le reste du navire leur est interdit afin qu'il n'y ait pas de gêne ni d'interférences avec les tâches de l'équipage.

Chaque mètre carré à l'abri du vent est exploité : derrière la tourelle de 152, dans les barbettes des canons Bofort, dans les coffres à usages multiples situés sur le pont etc...

Les charpentiers ont construit avec des bastings et des bâches quatre wc à l'aplomb de la poupe. Hommes, femmes et enfants sont emportés dans cet exil douloureux, et il y aura deux naissances à bord durant les trois rotations que le Montcalm a effectuées.

Le croiseur n'est pas le seul à accomplir cette mission et de nombreux navires de guerre y participent, entre autres les porte-avions Arromanches et Bois Belleau, le LSD Foudre etc... ainsi que des navires étatsuniens : opération "passage to Freedom".

Cette évacuation de populations du Nord vers le Sud, fuyant les menaces communistes du Tonkin, nous amène à réfléchir, car elle nous démontre que toutes les guerres ont des conséquences dramatiques sur les civils : déstabilisation, souffrance, mort, misère, exode....

Depuis les accords de Genève instaurant le partage du pays de part et d'autre du 17ème parallèle, nous nous sentons inutiles en Indochine. De septembre 1954 à mai 1955, soit près de 9 mois, on assure uniquement la surveillance et le contrôle des côtes de l'Annam jusqu'au large du Tonkin (Iles Norway et Paracels)...

Ensuite les unités navales retournent en métropole ou dans les Dom-Tom : rapatriement des flotilles embarquées et/ou carénage dans les arsenaux disponibles...

En parallèle, sur la rivière de Saïgon, on remarque la présence de bâtiments américains, de plus en plus nombreux, bien qu'ils se montrent très discrets : l'allure de navires de servitude genre cargos... mais bardés d'antennes radar et radio, en plus d'un ou deux hélicopères embarqués... Ils préparent la relève... Ce sera leur guerre du Viet Nam...

A suivre...

Micache.

12. Michel Werner 28/01/2009

Retro flash (suite)

La guerre n'a rien de ludique... Pour quelques uns qui en profitent, des milliers, voire plus.. en souffrent d'une manière directe ou indirecte.

Beaucoup, de quelque bord qu'ils soient, périssent pour un idéal personnel ou plus ou moins imposé. Mais ceci est un autre sujet...

A Tourane, durant une escale, nous sommes quatre copains, entre autres, à quitter le bord pour aller nous baigner dans la baie.

Retour avec un camarade, nous laissons les deux autres à la plage prolonger la baignade. Le soir, catastrophe, nous apprenons que l'un des deux, notre copain de table, la matelot torpilleur du Montcalm s'était rompu le cou en plongeant d'un rocher... Banal accident qui nous a beaucoup éprouvés. Le commandant et le commissaire de bord sont venus répertorier ses affaires personnelles pour les envoyer à ses parents. Enterrement provisoire en terre indochinoise, sans doute avant un rapatriement ultérieur... Je m'en souviens encore avec tristesse.

Anecdote peu courante et très peu divulguée à bord, mais nous en étions les témoins (façon de dire) : dans le poste 5 bâbord (le nôtre) un de nos camarades nous fait part de son mariage (par anticipation). Effectivement il a "fréquenté" une jeune fille en France et les conséquences très positives qui en sont découlées ont incité les parent de la future mariée à régulariser précipitamment les liens du futur ménage. Cérémonie très brève chez le commandant : signature de l'intéressé, coupe de champagne, félicitations et tout est rentré dans l'ordre... présentement...

Un endroit merveilleux que j'ai pu exploiter lorsque l'on est sur place : la baie d'Along. Quel paysage fantastique. Maintenant avec les documentaires d'Arté ou autres chaînes télé, et la démocratisation des voyages et reportages, beaucoup de personnes ont découvert ce site. Mais il y a plus de cinquante ans, peu de gens en connaissaient l'existence et à plus forte raison la beauté. Le Montcalm ne pouvant slalomer entre cette forêt d'îlots rocheux, un arrangement fut conclu avec le commandant d'un demi-submersible qui était sur les lieux afin de nous faire visiter plus amplement ce paysage unique : entre autres le Chandelier, la grotte de la Surprise et, par respect pour nos morts, le Cimetière des marins.

Une autre fois, l'armée de l'air, moyennant une participation de quelques piastres, mit à notre disposition un avion Nord Atlas pour une excursion au temple d'Angkor, via Phnom Penh. Là aussi, un site exceptionnel de la période Khmer, que je rêvais de revoir ; ce que j'ai fait il y a quelques années.

Tout ceci était bien beau... c'était la cerise sur le gâteau, mais la vie de marin avait quand même des exigences incontournables : la routine des quarts au gyrocompas, à la barre électrique ou aux machines, sans compter les exercices de sécurité impromptus et la maintenance du matériel propre à notre spécialité d'électriciens.

L'état de guerre et l'éloignement familial commençaient à peser sur nos épaules de jeunes hommes de dix huit ans... on dirait maintenant de grands adolescents...

A suivre.

Micache

13. Marinette webmiss du site 27/01/2009

Bonjour à tous. Je tenais à vous remercier pour tous vos messages, anecdotes et récits que vous avez la gentillesse de déposer sur le site. Je prépare d'autres rubriques grâce à vos envois personnels. Elles seront en ligne prochainement, le temps pour moi de les mettre en forme. A bientôt. Amitiés.

14. Michel Werner 23/01/2009

Rétro-flash (suite)

Me voici pour un an en campagne, disons en fin de guerre d'Indochine, puisque le coup de grâce a été Dien Bien Phu, suivi plus tard des accords de Genève limitant l'accès aux territoires du Nord, via le 17ème parallèle.

A cette époque, et malgré mon jeune âge, je sens l'inutilité de la présence de ces croiseurs dans ce genre de guerre... A part le contrôle des côtes (alors qu'il n'y avait pas de marine Vietminh!), ces navires devaient sans doute apporter un soutien moral aux troupes engagées (ou ce qu'il en restait...)

Je pense que l'on a dû pilonner une ou deux fois un objectif lointain, tirs guidés par un avion de reconnaissance. Quant aux Bofors, ils sont restés muets puisqu'il n'y avait pas d'aviation ennemie.

Par contre la marine fluviale (marine dite kaki) et l'aéronavale étaient indispensables...Mais laissons de côté ces problèmes de stratégie "politico-guerrière" dont j'ignorais tout à cette époque.

Le port de Saïgon est vite encombré par les grosses "bailles" (croiseurs, porte-avions, vaisseaux étrangers...) et il faut donc planifier la rotation des navires en fonction des missions de chacun.

En général, le Montcalm est basé quelque temps à Saïgon, ensuite il part en mission de surveillance le long des côtes, faisant escale dans les principaux ports (Tourane, Hué, Nhatrang etc...) ou reste en rade foraine dans des sites merveilleux : baie d'Along, où l'équipage peut prendre du repos après de longues navigations (Port Dayot etc...).

Les plages sont d'une exceptionnelle beauté et nous, les électriciens (dans certains cas on se considère comme "personnel machine et prioritaire") on n'est jamais les derniers pour sauter dans les embarcations... direction la baignade.

Une anecdote, parmi tant d'autres :

Pour les officiers, on inaugure le ski nautique : une coupée est descendue pour le départ des candidats. Et je me rappelle notre officier électricien, tois galons, de grande famille, très vieille France, physique longiligne... Départ : la vedette met plein gaz, le filin se tend, le skieur prend son essor vers des flots accueillants... Hélas ! Il saute à l'eau trop tôt... alors que tout l'équipage est accoudé au bastingage : une grande silhouette blanche passe entre deux eaux... tout le long du bord, tenant désespérément la poignée du filin... sans reprendre la maîtrise des skis en surface... Olla et explosions de rires...

Et puis une autre (anecdote) :

"Un homme à la mer, un homme à la mer !"

Tout le monde connaît cet appel de détresse. Présentement le Montcalm est en opération de surveillance des côtes. La mer est houleuse, la vitesse est d'environ 20 noeuds et le temps plutôt gris dans cette partie de la mer de Chine. Avant que l'alerte soit entendue à la passerelle et les ordres transmis quant à la conduite à tenir, le bateau suit toujurs sa course. Je suis en dépannage sur un répétiteur de cap, du côté du b.k.m. quand je vois soudain tout l'équipage scruter aux jumelles le plan arrière de l'horizon pendant que le croiseur vire à 180 degrés...

Un homme à la mer... Imaginez que c'est vous ! Vous levez les yeux et entre deux vagues vous voyez votre bateau s'éloigner... s'éloigner... Il devient tout petit alors que vous avez du mal à vous maintenir en surface entre deux gorgées d'eau de mer...

Sur le bateau, toutes les jumelles dont la passerelle peut disposer sont "chauffées à blanc"... Un homme à la mer, c'est juste une petite tête qui dépasse à peine des vagues, l'équivalent d'un ballon de football, qu'il faut chercher à plusieurs kilomètres, heureusement dans l'environnement du sillage récent tracé par les hélices du bateau...

On l'a récupéré... Le naufragé doit s'expliquer : histoire banale dans une cuisine du bord, dispute entre deux matelots : "si tu m'embêtes encore, je me fous à l'eau"... exécution et pour terminer : aux fers en fond de cale (mais c'est quand même mieux que la noyade).Ouf !

A suivre...

Micache.




15. Michel Werner 20/12/2008

suite de mes rétro-flaschs :

La première partie de la rivière de Saïgon se fait au poste de combat : les équipages du Gloire et du Montcalm, jugulaire au menton, sur le
pied de guerre... Supposons que dans ce paysage marécageux couvert de joncs, roseaux et multiples plantes aquatiques, un bruit de détonation hostile à notre égard se fasse entendre : la réponse serait une demi-tonne de ferraille délivrée par nos canonniers sur le qui-vive... Heureusement cette éventualité ne s'est pas présentée !

Quelque temps plus tard nous croisons le LSD Foudre qui descend vers le Cap Saint-Jacques. L'équipage, torse nu, vaque à ses occupations et nous regarde d'un oeil amusé... Plus tard, nous ferons comme eux... décontractés !

Pour l'arrivée à Saïgon, changement de style : tenue blanche obligatoire et alignement des hommes disponibles sur les plages avant, arrière et dans les super-structures. Nous recevons les honneurs et hommages dus à notre rang (l'amiral et l'état-major) au son de la fanfare. Pour les réceptions des officiels, il faudra attendre car les croiseurs doivent alors faire demi-tour pour venir s'amarrer au quai Catinat et ce n'est pas une mince affaire.

A tour de rôle, il faut pratiquement "beatcher" (disons piquer du nez) sur la berge boueuse, se faire pousser par un remorqueur et il ne reste pas large à la poupe sur la rive opposée...

Saïgon n'a rien d'un grand port maritime et la ville ne peut se comparer à Tourane ou a Hué (ville impériale) mais à l'époque elle a le charme colonial des "possessions françaises"... Il n'y a encore que des habitations basses, souvent en bois, et les "vélo pousse-pousse" se répandent dans les rues...

Je me souviens des premiers contacts avec la population, les marchands de soupes dans les rues, les gens assis sur leurs talons, chiquant le bétel, discutant, riant... encore bien loin de la guerre... ignorant que le pire était à venir pendant vingt ans...

Je suis retourné à Saïgon, ou plutôt Ho Chi Min Ville, plus de cinquante ans après... que de changements... le béton a remplacé le bois ; scooters, motos et mobylettes envahissent les rues.... et l'Indochine devenue le Viet-Nam, avec ses habitants qui paraissent vouloir tout oublier... surtout la jeunesse... et qui vous accueillent avec une courtoisie et une politesse propres à leur culture et à leur si ancienne civilisation...

A suivre...

16. Michel Werner 08/12/2008

Rétro-flash (suite)

Depuis mon embarquement sur le Montcalm, on ne chôme pas ! En février, escales à La Valette (Malte) puis l'Afrique du Nord (Alger, Oran, Bizerte...), la Côte d'Azur (baie de Villefranche)... avant d'entamer la croisière de printemps 1954 qui doit nous amener jusqu'à Brest (exercices inter-alliés).

Au large de Gibraltar, ordre de faire demi-tour vers Toulon : Dien Bien Phu prévisage le glas de l'Indochine...

Le capitaine électricien me fait appeler : "je n'ai pas l'âge d'aller en campagne (à quelques mois près)" et me propose de débarquer... Mais plutôt que quitter le croiseur pour une affectation inconnue, et peut-être aller en Indochine plus tard, c'est tout réfléchi... je reste à bord.

Quelques jours de permission par bordée pour l'équipage nous sont octroyés pendant que les deux croiseurs, Gloire et Montcalm, sont équipés avec un armement complet type guerre, pour la future campagne.

Retour à bord :

Accoudé au bastingage, je suis à la poupe du bateau, près des grenades sous-marines. A côté de moi il y a deux légionnaires (ou des gars de la Coloniale) embarqués pour quelque mission que j'ignore... Je regarde le double sillage produit par la propulsion, sachant que chaque tour d'hélices qui labourent la surface de la mer m'éloigne de la France et me rapproche de cette destination : l'extrême Orient et... la guerre...

De bien belles images à engranger dans ma jeune vie de marin : Port Saïd et le canal de Suez : comme tout le monde on en connaît l'existence, mais naviguer sur ce chenal étroit avec immédiatement sur chaque bord le désert brûlant, c'est inoubliable. Ensuite vient la Mer Rouge : la température dans les chaufferies et les machines est intenable : le commandant accorde aux hommes de quart un régime spécial (notamment en boissons...)

Enfin l'Océan Indien : là une violente tempête nous attend...hublots fermés à 6 taquets... ça secoue dur... le Gloire est devant nous. Normalement on l'a en point de mire à quelques encablures... mais les vagues sont énormes et le vent dément.. Je monte au BKT (blockaus de Tir au-dessus du BKM blockaus manoeuvre). Entre deux impacts de vagues et malgré les embruns qui montent jusqu'à moi, je parviens à prendre quelques photos. Le Gloire, comme un bouchon porté par ces vagues puissantes se trouve tantôt à 10° babord, tantôt à 10° tribord...

Enfin le calme... escale à Saïgon après le détroit de Malacca. Depuis quelque temps, on n'est plus obligé de dormir dans nos postes respectifs, vu les températures équatoriales... Je me suis trouvé un petit endroit formidable sur le spardeck et après le quart, il m'est parfois difficile de m'endormir tellement la vue est belle. J'entends le bruissement de l'eau le long de la coque ; le ciel est rougeoyant le soir, constellé d'étoiles la nuit... merveilleux...

Et voilà le Cap Saint-Jacques... c'est l'embouchure de la rivière de Saïgon, longue d'environ 30 km, qui doit nous mener à notre but final...

A suivre... mais uniquement si vous le souhaitez ?

Micache

17. Michel Werner 30/11/2008

Salut les amis !

Rétro-flashs :

Le Montcalm, c'est mon bateau ! beaucoup de membres qui ont composé son équipage ont formulé la même appropriation, sans doute avec plus ou moins de conviction. Mais ce sentiment d'appartenance bien compréhensible est toutefois erroné car c'est plutôt nous qui étions au service du croiseur... En ce qui me concerne, cela débuta il y a bien longtemps... en 1953... j'avais 17 ans....

"Après six mois de cours intensifs d'électricité à l'école de Querqueville (Cherbourg) les notations ont été faites : chaque nouveau matelot (dûment breveté) connaît maintenant son classement et demain sera un grand jour.

Tous les gradés et instructeurs sont présents et devant le tableau noir où sont affichées les affectations depuis quelques jours, les embarquements disponibles sont choisis en fonction des résultats obtenus durant cette formation d'"électricien G". Les tractations sont rudes ; certains voulant telle affectation convoitée par d'autres. De plus il faut avoir des "informations" sur les bateaux proposés. Et chacun de quêter des renseignements auprès des gradés susceptibles d'en donner...

Il ya en tête de liste (je m'en souviens) le Richelieu : un instructeur me le recommande chaudement. Il y a aussi un croiseur : d'autres ne m'en disent que du bien, ajoutant qu'il navigue très souvent, contrairement au Richelieu qui reste lontemps à quai... En temps que major de ma promotion, je n'ai pas de problème et je suis le premier à choisir mon embarquement : ce sera sur le croiseur Montcalm.

.....

"Toulon, la porte principale de l'Arsenal quai Nissiessi... tout au fond de la rade où sont amarrés les croiseurs. Je ne me rappelle plus comment j'y suis arrivé en ce dimanche soir... Je me trouve maintenant au bout de l'embarcadère. Sac au dos, je me dirige vers cette grande masse sombre qui se découpe sur un ciel étoilé... Que c'est grand un croiseur ! c'est la première fois que j'en vois un, et que c'est beau aussi. Je suis fier de mon choix. Ce premier contact me marquera toute la vie.

Plus je m'en approche, plus j'entends le "souffle" du bateau relié à "la terre" par un tas d'aussières et de tuyaux de toutes sortes. Une coupée me permet d'accéder à bord. Il faut montrer "patte blanche" et s'ensuivent quelques démarches au BSI (Bureau du Service Intérieur" pour l'embarquement. C'est o.k. on régularisera plus tard et pour le moment on me guide vers mon futur "appartement" en l'occurence le poste 5 babord, celui des électriciens G.

Accueil chaleureux, discussions à n'en plus finir avec mes futurs copains actuellement à bord... interrompues un moment pour trouver le bosco de service et aller quérir un hamac. J'ai une place de choix pour l'accrocher, au fond du poste près d'un hublot, chouette !

Me voici paré pour ma première nuit sur le Montcalm... Il y en aura un grand nombre pendant ces 3 ans 2 mois et 12 jours à bord....

A suivre...

Amitiés à tous,

Michel Werner "Micache"

18. Bernard MALTER 29/11/2008

Message adressé à Michel WERNER

Excuse-moi, Brigitte, d'utiliser ce canal pour lancer un appel à Michel. Je te l'ai dit, je n'ai aucune nouvelle de lui, ni de son épouse Claire qui a dû être opérée le 14 novembre. J'ai envoyé deux mails, qui n'ont pas été acheminés.
Michel, donne nous des nouvelles, tu ne peux tout de même pas nous avoir oubliés. Et nous espérons que Claire va bien et sera bientôt sur pieds.

19. Michel WERNER 12/11/2008

A Yves Schmitt :

Salut Yves, nous étions bien sur le même bateau... durant cette même campagne, et j'ai partagé les mêmes émotions que toi, que je retrouve à travers ton récit très fidèle et émouvant des transports des réfugiés. A l'époque, je ne m'occupais pas trop de politique... et je ne connaissais pas encore bien ce pays... que j'ai appris à aimer et à respecter durant ces longs mois et toutes les excursions que nous faisions également. Mais j'avais ressenti la douleur et la souffrance de ces gens , comme tu dis, entassés sur le pont. Cela ne s'oublie pas et nous aide à mieux comprendre ensuite la détresse des gens que la guerre chasse de leur pays...

Je m'étais promis d'y retourner et j'ai eu le bonheur de satisfaire ce souhait... que de changements au sein même de la nature... après le passage des étasuniens... et les séquelles des civils innocents...

Comme toi, j'ai quand même des anecdotes plus drôles ! Mais ce sera pour une autre fois...

Et si tu le souhaites, merci à Brigitte de te communiquer mon adresse courriel pour une rencontre personnalisée ?

Cordiales salutations à toi et à tous les amis de ce blog !

Michel Werner (Micache)

20. Michel WERNER 12/11/2008

Tout d'abord, pour ceux qui ne me connaissent pas, je me présente : engagé dans la Marine Nationale début 1953, à 17 ans, école d'électricien à Cherbourg, puis embarquement sur le Montcalm, départ pour l'Indochine (escales au Liban, Djibouti, Ceylan...) comme QM électricien. Après la campagne d'Indochine, retour via l'Afrique du Nord, et grand carénage en Tunisie, puis débarquement à Toulon un an après et affectation à Brest dans une SVL (station de veille littoral) et démobilisation.

Après ce préambule, salut à tous et particulièrement aux "piliers" écrivains du blog qui se plaignent de la pénurie d'autres correspondants pourtant dûment répertoriés dans le carnet d'adresse !

Et bravo à Brigitte, l'instigatrice et coordinatrice du site.

Pour me disculper de mon arrivée tardive, disons que la littérature et l'écriture ne sont pas mon fort, préférant la physique et les sciences...

Par contre, je suis un adepte, comme dans l'ancien temps, des discussions en tête à tête, sous la treille ou près de l'âtre, en regardant les vieilles photos sorties de la boîte à chaussures ou de l'album souvenirs...

Récemment j'ai eu le bonheur de recevoir chez moi avec mon épouse, Bernard et Bernadette Malter. C'était formidable (nous irons les voir au printemps). Notre maison est ouverte pour toutes rencontres avec des anciens du Montcalm, et nous pouvons aussi nous déplacer si besoin est !!!

Dans cette attente, salutations à tous !

Michel (Micache)

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