Chansons

Opium

 

Dans le port de Saïgon
Il est une jonque chinoise
Mystérieuse et sournoise
Dont nul ne connaît le nom.
Et le soir dans l’entrepont
Quand la nuit se fait complice
Les Européens se glissent
Cherchant des coussins profonds.

 

Refrain.

Opium, poison de rêve,
Fumée qui monte au ciel
C’est toi qui nous élève
Aux paradis artificiels
Je vois le doux visage,
Les yeux de mon aimée.
Parfois j’ai son image
Dans un nuage de fumée.

 

Et le soir aux corps falots
Les lanternes qui se voilent
Semblent de petites étoiles
Qui scintillent tour à tour
Et parfois dans leur extase
Au gré de la fumée grise
Le fumeur se représente
Ses plus beaux rêves d’amour.

Refrain.

 

Puisqu’on dit que le bonheur
N’existe pas sur la terre
Puisse l’aide de nos chimères
Un jour nous porter ailleurs
Aux paradis enchanteurs
Pleins de merveilleux mensonges
Où dans l’ivresse des songes
J’ai laissé prendre mon cœur.

 

 Didier Vidal a retrouvé le texte d'une vieille chanson sur l’Indochine : « Son Titre est, je crois, Opium. Elle doit dater de bien avant la guerre 39/45. Mais je ne sais pas qui la chantait. 
Dans cette chanson, l'auteur sait faire ressortir l'envoûtement des européens pour ce pays lointain. Parfois la solitude et l'éloignement de la famille ou de l'amie chère.
 »
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Dernière mise à jour de cette page le 30/04/2009

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